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Plan Campus
Débat public
Mercredi 6 juillet 2011
A l’issue de l’appel à projets lancé en 2008 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, en vue de faire émerger en France, grâce à des dotations exceptionnelles de l’Etat, douze pôles universitaires d’excellence de niveau international, 12 Plans Campus ont été retenus, rassemblant plusieurs universités au sein d’un Pôle de recherche et d’enseignement supérieur. Avec, à la clé, des objectifs clairement définis : réduire l’échec universitaire, développer l’offre scientifique, faire du campus un cadre de vie agréable, hisser les universités françaises aux meilleures places dans les classements européens et internationaux, renforcer l’attractivité des territoires… Un chantier ambitieux, nécessaire et de longue haleine, auquel Sémaphores est étroitement associé en raison de sa large expérience dans le logement étudiant. Pascale Bonneton, consultante référente sur ces questions nous explique les tenants et aboutissants des Plans Campus.
C’est loin d’être aussi simple qu’il n’y paraît car nous sommes confrontés à des pics de fréquentation inévitables dans le logement étudiant, seul segment du marché de l’habitat d’abord et avant tout saisonnier. Le plein régime se situe entre septembre et février. Ensuite, les besoins déclinent car certains étudiants partent en stages plusieurs mois et que d’autres, après les partiels de janvier, quittent le campus (abandon d’études, semestrialisation). Les taux de remplissage s’effritent ainsi tout au long de l’année. Or, qui dit logement, dit également exigence de rentabilité. Je dis cela car certains rapports, ces dernières années, ont préconisé de construire toujours plus de logements, sans tenir compte, d’une part, de cette obligation d’équilibre d’exploitation du logement, même social, et, d’autre part, de la baisse annoncée des effectifs étudiants. Le contexte démographique a changé et nous devons en tenir compte dans notre diagnostic de l’offre.
Depuis la mise en place des PRES, Sémaphores a réalisé 4 missions, devenant ainsi, avec votre partenaire principal Latitude, un expert en logement étudiant dans le cadre des Plan Campus. Comment expliquez-vous cette reconnaissance de votre expertise ?
Pascale Bonneton : Cela fait plus de 20 ans que Sémaphores travaille sur le logement étudiant, auprès des opérateurs reconnus de ce secteur. Avec la mise en place des PRES, la donne a changé, incitant les universités à s’occuper non plus seulement de formation, mais de vie étudiante au sens le plus large, intégrant certes l’acquisition des savoirs et la formation à un métier, mais également le logement, la vie sociale et culturelle, les déplacements... Les Universités ont vu, avec les Plans Campus, leur rôle et leur place sur le territoire évoluer. Elles ressentent aujourd’hui le besoin de gérer l’ensemble des problématiques touchant la vie étudiante, dans un contexte d’effritement du nombre d’étudiants, de plus grande concurrence entre les sites universitaires. La paupérisation de la population étudiante est également source de préoccupation, même les grandes écoles sont concernées. Notre savoir-faire auprès des opérateurs du logement étudiant nous a donné une longueur d’avance dans l’appréhension réaliste et constructive de toutes ces approches. Nous sommes en mesure d’établir, rapidement, des diagnostics complets de l’offre et de la demande sur un territoire, d’enrichir nos analyses de benchmarking de qualité à l’échelle européenne, d’apporter des préconisations pertinentes.La presse s’est largement fait écho de la mission Plan Campus de l’agglomération de Toulouse à laquelle vous avez participé. Mais il y a eu également celles sur le Grand Lyon et sur l’agglomération de Metz. Comment avez-vous procédé ?
Pascale Bonneton : Nous travaillons, en première phase, sur l’état des lieux de l’offre en logements étudiants. Nous étudions le périmètre de l’agglomération sur laquelle l’université est implantée. La question à laquelle il faut répondre est la suivante : est-ce qu’il y a assez de logements ou est-ce qu’il faut en construire ? Ce qui induit d’autres questions : où se logent les étudiants de toutes les universités et de toutes les grandes écoles. Est-ce qu’ils ont ce qu’il faut ? Est-ce que l’offre répond à leurs attentes ?C’est loin d’être aussi simple qu’il n’y paraît car nous sommes confrontés à des pics de fréquentation inévitables dans le logement étudiant, seul segment du marché de l’habitat d’abord et avant tout saisonnier. Le plein régime se situe entre septembre et février. Ensuite, les besoins déclinent car certains étudiants partent en stages plusieurs mois et que d’autres, après les partiels de janvier, quittent le campus (abandon d’études, semestrialisation). Les taux de remplissage s’effritent ainsi tout au long de l’année. Or, qui dit logement, dit également exigence de rentabilité. Je dis cela car certains rapports, ces dernières années, ont préconisé de construire toujours plus de logements, sans tenir compte, d’une part, de cette obligation d’équilibre d’exploitation du logement, même social, et, d’autre part, de la baisse annoncée des effectifs étudiants. Le contexte démographique a changé et nous devons en tenir compte dans notre diagnostic de l’offre.
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